Frustrations, déceptions, harassement aussi bien physique que moral.. je me trouve (une fois de plus) à chercher mon chemin dans les affres de mon instabilité chronique.
Quand je pense savoir où je vais, il faut inévitablement que tout se passe à l'envers ; un premier semestre plus ou moins géré, un stage trouvé, Paris.. mais finalement plus de stage après seulement deux semaines, et un retour à Toulouse.
Il est usant de ne jamais savoir à quoi s'attendre. Se créer un quotidien, fréquenter des personnes formidables, vivre des moments inoubliables, puis tout casser et repartir.
Voilà ce à quoi je suis confronté depuis des années.
Ma vie n'est faite que de départs, de périodes et de changements. Je préférerais un peu plus de continuité et de linéarité, plutôt que le sempiternel recommencement auquel je dois faire face constamment.
Tout cela provoque des réactions étranges, mon corps et mon esprit finissent par s'user deux fois plus vite que n'importe quelle batterie de BlackBerry.. imaginez la performance.
Et comme si cela ne suffisait pas, les sentiments entrent en jeu. Certes ils sont là depuis longtemps, mais ils n'ont jamais cessé de grandir et par conséquent de devenir plus lourds à supporter.
Aimer pour rien, tout un programme.
Ma persévérance, d'ordinaire à toute épreuve, se voit ébranlée par le spectre de l'indifférence. Je la suppose involontaire mais n'en suis pas sûr, je sais juste qu'elle me blesse.
Il existe un véritable gouffre entre ce que j'ai et ce que je voudrais avoir. Pourtant je n'ai pas l'impression de désirer quelque chose d'extraordinaire, bien au contraire. J'ai l'intime conviction que tout pourrait se passer le plus simplement et naturellement du monde. Mais ça ne sert à rien si j'en suis le seul persuadé. Sérieusement, je pense n'avoir aucun concurrent de taille quand il s'agit de passer à compter des belles choses.
Ah, si seulement tout pouvait être aussi simple que de sauter par-dessus un portique du métro parisien..
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