vendredi 4 février 2011

18# Back to the future

La découverte de soi n’est qu’une illusion.
Par des détours insoupçonnés tout est modifié. On croit se connaitre alors que notre attitude peut nous paraitre d’un seul coup complètement étrangère.
On développe des personnalités antagonistes.
Mais au fond rien ne nous empêche de les associer. Une période donnée détermine quel état d’esprit sera le plus fort. Certains appellent ça être lunatique, schizophrène dans les cas les plus extrêmes. Je ne vois rien d’autre que la condition humaine. Tout le monde réagit ainsi. Ce qui varie, c’est l’intensité de ces fluctuations mentales. Et bien sûr, elles dépendent des évènements vécus.
Jusqu’à quel degré sommes-nous touchés par nos expériences ?
On peut considérer tout ce qui arrive dans une vie comme une fatalité, l’oeuvre du destin. L’impact sur la conscience est alors mineur, pas d’effet de surprise. Si au contraire, on pense que rien n’est prévu et que chaque action se produit au hasard, on restera toujours étonnés et en perpétuel éveil. C’est là que l’on peut brutalement basculer d’un état à un autre.
On se réfugie parfois dans la haine. C’est la solution de facilité. Le conflit entre raison et émotion est la preuve du malaise provoqué par ce sentiment. On croit ne pas pouvoir détester quelqu’un continuellement, ça n’a pas de sens. Selon l’humeur du moment on est capable de tolérer la personne, voire de l’apprécier et finir par se rendre compte qu’on tient à elle.
Car détester signifie accorder de l’importance.

Seule l’indifférence traduit un désintérêt total. Et elle est rare. La raison nous amène à essayer de comprendre, à tenter de passer par-dessus son ressenti pour créer une forme de relation. Souvent instable, cette relation évolue en fonction du désir éprouvé ou non de maintenir un équilibre. Et cet équilibre est basé sur la volonté d’observer une bonne entente qui peut se muer en amitié sincère si on le veut vraiment.


Ce texte date du printemps dernier, il est assez plaisant de constater que parfois les choses se passent comme on le désire...

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