J'ai toujours trouvé con le fait de vouloir prendre de bonnes résolutions sous prétexte qu'on change d'année. Si on veut arrêter de fumer, perdre du poids ou ne plus dépenser d'argent sans réfléchir, on peut très bien le décider le 23 mai ou le 4 août.
Cette symbolique m'agace prodigieusement.
Et pourtant j'ai vécu une année pourrie et suis content d'enfin en changer (l'art de la contradiction). Il y a eu de beaux, voire de très beaux moments bien sûr, mais ils ne représentent que 2% d'un total abjecte, amère, douloureux, malsain, sale... Je ne suis sans doute pas très objectif mais quand même, l'idée principale est là.
Les histoires d'amour ne sont par définition que des moments inscrits dans une période donnée, avec un début et une fin. Sauf cas aussi exceptionnel que la découverte d'un bon album des BB Brunes, elles ne durent pas toute une vie. Mais malgré cela on ne peut pas les limiter au seul temps qui s'écoule entre le premier baiser et la lettre, texto, ou conversation MSN entrainant la rupture (allez, une fois de temps en temps on va dire qu'il y a une explication directe aussi). Comme le dirait notre bon Gregory House, il y a des conséquences post-traumatiques plus ou moins importantes qui s'étalent dans le temps. Et c'est là que réside la vraie inconnue, pendant combien de temps ?
Alors sortez vos bouquins, vieux disques, et autres objets de divertissement intelligent. Il faut se tirer de cette réalité détestable pour plonger dans un imaginaire salvateur et s'évader.
Envisager la nouveauté, la désirer plus que tout et envoyer valser nos vieux démons.
vendredi 25 décembre 2009
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