vendredi 2 octobre 2009

12# Le temps passe, et passe, et passe

Je me retrouve là, assis, à contempler les arènes de Lutèce. J'ai terminé la lecture de ce livre qui m'a passionné.
Et maintenant j'observe. Les gens ; des enfants qui jouent au ballon, des personnes qui lisent ou écrivent, des couples qui s'embrassent.
J'aime Paris.
Cet article écrit entre deux trains me permet de faire le point. Il établit une transition.
Trois mois se sont écoulés. Trois mois de tristesse et de colère, mais pas que. J'ai été touché par l'affection et le soutien prodigués par ces individus, tous différents les uns des autres, mais qui m'ont aidé chacun à leur façon. Le mois passé à Toulouse m'aura marqué, c'est indéniable. Mon esprit aura enfin pu se disperser, principalement les derniers jours. Et mon frère, pour ne citer que lui, m'a beaucoup apporté ; les soirées passées à discuter, à rire, ont été une échappatoire parfaite.
Puis je suis rentré. Et hier soir quelque chose d'important s'est produit, - my bro is a star! crochet musical incontournable - le 1er du mois n'est pas un jour comme les autres, c'est bien connu. La prise de conscience évoquée dans les articles précédents a semble-t-il eu lieu. Rien ne vaut une discussion franche et directe. La sincérité à son paroxysme. Et puis voir. Voir la réalité en face. Rien de tel pour comprendre enfin. Le troisième stade est atteint je crois. Après tristesse et colère, voilà l'acceptation. C'est un cheminement logique, implacable. Croyez-moi, je tiens cela d'une source sûre et vérifiée...
L'indifférence est en réalité un procédé que je ne peux employer. Je suis trop attaché. Et puis j'aime. Un amour certes différent, mais j'aime. Il m'est donc impossible d'oublier, de passer outre... alors j'évolue, et vis avec. C'est une relation toute aussi forte.
Ma vision a changé, j'étais dans le déni le plus total et de plus je me méprenais sur les raisons d'un silence trop lourd à supporter. Alors j'ai dit et écrit des choses, je ne reviens pas dessus car cela correspondait à ce que je ressentais à ce moment-là, mais mon point de vue est différent désormais. C'est une période révolue. Je me faisais beaucoup trop de mal pour continuer ainsi. Rien n'était volontaire mais je crois qu'inconsciemment il me fallait passer par cet état pour aller enfin mieux. Pour me projeter vers un avenir positif.

Je l'aimerai toujours, sans en être amoureux. La nuance semble floue mais ô combien importante. Je ne veux que son bonheur, et elle pourra toujours compter sur moi.


Le croquis de ma vie se fait plus précis. Les traits sont plus clairs, les couleurs s'affirment. Le dessin final sera bientôt terminé, jusqu'à la prochaine ébauche...



A mon amour passé,
A ma fille préférée.




Ce sont quelques lignes que j'ai écrites cet après-midi. Le quartier latin, c'est bien.

3 commentaires:

  1. Le sol se dérobe sous nos pieds sans jamais pouvoir s'arrêter. Nous cherchons tous à le voler, le gagner, nous l'accaparer, ce temps, ces moments, cet amour qui nous échappent.

    [...]

    -L'éternel, l'infini la fidèle, la mystérieuse, est variable et sauvage ; elle est en toute chose une Femme et n'est point vertueuse. Nous, hommes lui prêtons toujours nos propres vertus! Hélas vertueux que nous sommes!
    Ainsi rit-elle, la décevante, mais je me méfie toujours d'elle et de son rire, lorsqu'elle dit du mal d'elle même.

    Benjamin David Landau & extrait remanié de "Ainsi Parlais Zarathoustra" deuxième partie "Le chant de la danse"

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  2. Le Frère.



    C'est beau .. Et ça fait plaisir de voir se changement. Ta réaction est plus que parfaite et intelligente. Je suis fier de toi. Continue à t'accrocher ainsi et tout ira bien.

    Je t'aime Frèro

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  3. Bon j'pense qu'il est temps de verser une p'tite larme pour la peine mais de foutre les violons au feu et de remballer son cafard / Mon p'tit Au/Au go go go !!!

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