mercredi 21 octobre 2009

13# C'est toi la VIP

La donne est différente aujourd'hui.
Une évolution caractéristique, que l'on n'attendait plus... que je n'attendais plus. Ma vision était sombre et affreusement subjective. Dans pareille situation, la subjectivité est fatale ; elle provoque un véritable désordre psychologique. On cesse de réfléchir, on ne fait que ressentir. Chaque action est dirigée par les sentiments... la pensée simple et objective n'a plus aucune influence.
Mais il arrive un moment où une certaine lassitude s'installe. J'étais fatigué, et honteux de ce que j'étais devenu ; une personne ne réagissant qu'au premier degré, souffrant indéfiniment d'une situation que je ne pouvais expliquer. Aujourd'hui je n'ai pas plus de réponses qu'hier, la semaine dernière ou qu'il y a trois mois de cela, mais j'arrête de me torturer avec toutes ces interrogations. D'ordinaire je cherche toujours à savoir le pourquoi du comment et n'abandonne pas avant d'avoir répondu à toutes les questions que je me pose.
Mais à situation exceptionnelle, attitude exceptionnelle.
J'ai décidé de laisser tomber et de considérer tout cela comme un postulat. Cela n'a pas été évident, il m'a fallu des mois pour finalement prendre cette décision ; accepter sans comprendre.
Et finalement c'est bien mieux comme ça. Même s'il y a des coups de moins bien de temps en temps, ça n'a rien de comparable avec ce que j'ai pu vivre jusque-là. Maintenant je profite de tout, pleinement ; les soirées cinéma, un café le temps d'une pause à la fac, une cigarette après les cours... Je vis et partage ces moments le plus simplement du monde.

Et puis il y a les envies d'ailleurs, le Nutella, notre ami Julien... sans oublier la mise à mort des chewing-gums menthe sauce chocolat.


Octobre a très bien commencé, et finira en apothéose.

vendredi 2 octobre 2009

12# Le temps passe, et passe, et passe

Je me retrouve là, assis, à contempler les arènes de Lutèce. J'ai terminé la lecture de ce livre qui m'a passionné.
Et maintenant j'observe. Les gens ; des enfants qui jouent au ballon, des personnes qui lisent ou écrivent, des couples qui s'embrassent.
J'aime Paris.
Cet article écrit entre deux trains me permet de faire le point. Il établit une transition.
Trois mois se sont écoulés. Trois mois de tristesse et de colère, mais pas que. J'ai été touché par l'affection et le soutien prodigués par ces individus, tous différents les uns des autres, mais qui m'ont aidé chacun à leur façon. Le mois passé à Toulouse m'aura marqué, c'est indéniable. Mon esprit aura enfin pu se disperser, principalement les derniers jours. Et mon frère, pour ne citer que lui, m'a beaucoup apporté ; les soirées passées à discuter, à rire, ont été une échappatoire parfaite.
Puis je suis rentré. Et hier soir quelque chose d'important s'est produit, - my bro is a star! crochet musical incontournable - le 1er du mois n'est pas un jour comme les autres, c'est bien connu. La prise de conscience évoquée dans les articles précédents a semble-t-il eu lieu. Rien ne vaut une discussion franche et directe. La sincérité à son paroxysme. Et puis voir. Voir la réalité en face. Rien de tel pour comprendre enfin. Le troisième stade est atteint je crois. Après tristesse et colère, voilà l'acceptation. C'est un cheminement logique, implacable. Croyez-moi, je tiens cela d'une source sûre et vérifiée...
L'indifférence est en réalité un procédé que je ne peux employer. Je suis trop attaché. Et puis j'aime. Un amour certes différent, mais j'aime. Il m'est donc impossible d'oublier, de passer outre... alors j'évolue, et vis avec. C'est une relation toute aussi forte.
Ma vision a changé, j'étais dans le déni le plus total et de plus je me méprenais sur les raisons d'un silence trop lourd à supporter. Alors j'ai dit et écrit des choses, je ne reviens pas dessus car cela correspondait à ce que je ressentais à ce moment-là, mais mon point de vue est différent désormais. C'est une période révolue. Je me faisais beaucoup trop de mal pour continuer ainsi. Rien n'était volontaire mais je crois qu'inconsciemment il me fallait passer par cet état pour aller enfin mieux. Pour me projeter vers un avenir positif.

Je l'aimerai toujours, sans en être amoureux. La nuance semble floue mais ô combien importante. Je ne veux que son bonheur, et elle pourra toujours compter sur moi.


Le croquis de ma vie se fait plus précis. Les traits sont plus clairs, les couleurs s'affirment. Le dessin final sera bientôt terminé, jusqu'à la prochaine ébauche...



A mon amour passé,
A ma fille préférée.




Ce sont quelques lignes que j'ai écrites cet après-midi. Le quartier latin, c'est bien.