dimanche 13 septembre 2009

4# Paradoxe

Les sentiments se percutent à une vitesse assez incroyable. Tous aussi contradictoires les uns que les autres. La plupart du temps teintés de frustration et de regrets, ils dessinent parfois les traits d'un renouveau naissant. Mais trop fragile.
C'est une sensation troublante, surprenante, et ce, même si on la ressent presque tous les jours depuis un certain temps. On demeure étonné de constater qu'une image dévastatrice peut venir s'inscrire d'un seul coup dans notre tête alors qu'on ne pensait à rien de négatif jusque-là. Le tout est de réussir à faire le tri dans tout cela.
C'est là tout le problème qui se pose à moi.
Parvenir à ne plus penser à ce qui blesse, car c'est un mal aussi bien moral que physique ; la boule au ventre, les larmes aux yeux, tout y passe. J'imagine les scènes les plus glauques possibles, souvent inconsciemment... comme par réflexe. A cela viennent se mêler les souvenirs d'une époque meilleure qui ne sera malheureusement plus. Et ce cocktail malsain m'ôte toute force de réflexion et d'action, on en revient alors à l'entité hybride évoquée précédemment.

Il faut entrer en combat avec soi-même pour pouvoir éluder cette source de douleur. C'est ce qu'il y a de plus difficile à faire, s'imposer une rigueur et s'y tenir. Les possibilités de retomber dans ses travers sont tellement nombreuses...


Mais c'est une vérité implacable. Recouvrir la personne que l'on a été avant, et se tourner vers une vie différente ; savant mélange d'authenticité et d'avenir.



Petit crochet musical.
The Dead Weather. Muse.
C'est un constat sans détour, Jack White est un génie. A l'Olympia sa prestation personnelle accompagnée de ses "petits" camarades devrait être une merveille.
Quant à Muse, il n'y pas de mots. J'envisage sincèrement de perdre la raison à Bercy.

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