vendredi 25 décembre 2009

15# Va te rhabiller Houna

J'ai toujours trouvé con le fait de vouloir prendre de bonnes résolutions sous prétexte qu'on change d'année. Si on veut arrêter de fumer, perdre du poids ou ne plus dépenser d'argent sans réfléchir, on peut très bien le décider le 23 mai ou le 4 août.
Cette symbolique m'agace prodigieusement.
Et pourtant j'ai vécu une année pourrie et suis content d'enfin en changer (l'art de la contradiction). Il y a eu de beaux, voire de très beaux moments bien sûr, mais ils ne représentent que 2% d'un total abjecte, amère, douloureux, malsain, sale... Je ne suis sans doute pas très objectif mais quand même, l'idée principale est là.
Les histoires d'amour ne sont par définition que des moments inscrits dans une période donnée, avec un début et une fin. Sauf cas aussi exceptionnel que la découverte d'un bon album des BB Brunes, elles ne durent pas toute une vie. Mais malgré cela on ne peut pas les limiter au seul temps qui s'écoule entre le premier baiser et la lettre, texto, ou conversation MSN entrainant la rupture (allez, une fois de temps en temps on va dire qu'il y a une explication directe aussi). Comme le dirait notre bon Gregory House, il y a des conséquences post-traumatiques plus ou moins importantes qui s'étalent dans le temps. Et c'est là que réside la vraie inconnue, pendant combien de temps ?
Alors sortez vos bouquins, vieux disques, et autres objets de divertissement intelligent. Il faut se tirer de cette réalité détestable pour plonger dans un imaginaire salvateur et s'évader.

Envisager la nouveauté, la désirer plus que tout et envoyer valser nos vieux démons.

lundi 21 décembre 2009

14# La mémoire dans la peau

La nostalgie est un sentiment merdique.
On est rongés par les regrets, par les "si seulement", par les "c'était tellement bien". Et on n'avance pas. On ne fait que vivre dans un passé qui ne reviendra jamais. Il y a des personnes qui ne sont pas touchées par cette sensation, tandis que d'autres la ressentent chaque seconde de chaque minute de leur vie. Là encore la balance ne s'équilibre pas. Et le temps n'arrange rien, croire le contraire est une connerie. Penser qu'avec le temps les choses s'amélioreront d'elles-mêmes, c'est se confondre dans un lieu commun ridicule.
Seul un travail sur soi peut éventuellement marcher.
Pour certains ce travail est inutile puisqu'ils ne regrettent rien, avancent dans leur nouvelle vie parfaite et ne se posent aucune question sur leur passé. Comme si rien n'avait existé. Et c'est rageant. On envie ces gens tout en les détestant à la fois... ils parviennent à oublier pour progresser, mais le fait qu'ils oublient nous blesse au plus profond de nos âmes. C'est un paradoxe dont on ne peut pas venir à bout, il faut vivre avec.

Je sais que je ne pourrai jamais oublier. Je me connais, je suis comme ça. Je reste attaché à ce que j'ai vécu, inexorablement. Ma seule échappatoire consiste à contourner mes souvenirs, car contrairement à certains qui le font aussi simplement qu'ils tournent la page d'un livre, je suis incapable de les effacer.

mercredi 21 octobre 2009

13# C'est toi la VIP

La donne est différente aujourd'hui.
Une évolution caractéristique, que l'on n'attendait plus... que je n'attendais plus. Ma vision était sombre et affreusement subjective. Dans pareille situation, la subjectivité est fatale ; elle provoque un véritable désordre psychologique. On cesse de réfléchir, on ne fait que ressentir. Chaque action est dirigée par les sentiments... la pensée simple et objective n'a plus aucune influence.
Mais il arrive un moment où une certaine lassitude s'installe. J'étais fatigué, et honteux de ce que j'étais devenu ; une personne ne réagissant qu'au premier degré, souffrant indéfiniment d'une situation que je ne pouvais expliquer. Aujourd'hui je n'ai pas plus de réponses qu'hier, la semaine dernière ou qu'il y a trois mois de cela, mais j'arrête de me torturer avec toutes ces interrogations. D'ordinaire je cherche toujours à savoir le pourquoi du comment et n'abandonne pas avant d'avoir répondu à toutes les questions que je me pose.
Mais à situation exceptionnelle, attitude exceptionnelle.
J'ai décidé de laisser tomber et de considérer tout cela comme un postulat. Cela n'a pas été évident, il m'a fallu des mois pour finalement prendre cette décision ; accepter sans comprendre.
Et finalement c'est bien mieux comme ça. Même s'il y a des coups de moins bien de temps en temps, ça n'a rien de comparable avec ce que j'ai pu vivre jusque-là. Maintenant je profite de tout, pleinement ; les soirées cinéma, un café le temps d'une pause à la fac, une cigarette après les cours... Je vis et partage ces moments le plus simplement du monde.

Et puis il y a les envies d'ailleurs, le Nutella, notre ami Julien... sans oublier la mise à mort des chewing-gums menthe sauce chocolat.


Octobre a très bien commencé, et finira en apothéose.

vendredi 2 octobre 2009

12# Le temps passe, et passe, et passe

Je me retrouve là, assis, à contempler les arènes de Lutèce. J'ai terminé la lecture de ce livre qui m'a passionné.
Et maintenant j'observe. Les gens ; des enfants qui jouent au ballon, des personnes qui lisent ou écrivent, des couples qui s'embrassent.
J'aime Paris.
Cet article écrit entre deux trains me permet de faire le point. Il établit une transition.
Trois mois se sont écoulés. Trois mois de tristesse et de colère, mais pas que. J'ai été touché par l'affection et le soutien prodigués par ces individus, tous différents les uns des autres, mais qui m'ont aidé chacun à leur façon. Le mois passé à Toulouse m'aura marqué, c'est indéniable. Mon esprit aura enfin pu se disperser, principalement les derniers jours. Et mon frère, pour ne citer que lui, m'a beaucoup apporté ; les soirées passées à discuter, à rire, ont été une échappatoire parfaite.
Puis je suis rentré. Et hier soir quelque chose d'important s'est produit, - my bro is a star! crochet musical incontournable - le 1er du mois n'est pas un jour comme les autres, c'est bien connu. La prise de conscience évoquée dans les articles précédents a semble-t-il eu lieu. Rien ne vaut une discussion franche et directe. La sincérité à son paroxysme. Et puis voir. Voir la réalité en face. Rien de tel pour comprendre enfin. Le troisième stade est atteint je crois. Après tristesse et colère, voilà l'acceptation. C'est un cheminement logique, implacable. Croyez-moi, je tiens cela d'une source sûre et vérifiée...
L'indifférence est en réalité un procédé que je ne peux employer. Je suis trop attaché. Et puis j'aime. Un amour certes différent, mais j'aime. Il m'est donc impossible d'oublier, de passer outre... alors j'évolue, et vis avec. C'est une relation toute aussi forte.
Ma vision a changé, j'étais dans le déni le plus total et de plus je me méprenais sur les raisons d'un silence trop lourd à supporter. Alors j'ai dit et écrit des choses, je ne reviens pas dessus car cela correspondait à ce que je ressentais à ce moment-là, mais mon point de vue est différent désormais. C'est une période révolue. Je me faisais beaucoup trop de mal pour continuer ainsi. Rien n'était volontaire mais je crois qu'inconsciemment il me fallait passer par cet état pour aller enfin mieux. Pour me projeter vers un avenir positif.

Je l'aimerai toujours, sans en être amoureux. La nuance semble floue mais ô combien importante. Je ne veux que son bonheur, et elle pourra toujours compter sur moi.


Le croquis de ma vie se fait plus précis. Les traits sont plus clairs, les couleurs s'affirment. Le dessin final sera bientôt terminé, jusqu'à la prochaine ébauche...



A mon amour passé,
A ma fille préférée.




Ce sont quelques lignes que j'ai écrites cet après-midi. Le quartier latin, c'est bien.

dimanche 27 septembre 2009

11# Paranoid schizophrenia

Ma conception n'était pas mauvaise, elle était seulement utopiste. Plus exactement, elle est devenue utopiste. Parce qu'au départ, elle correspondait à une issue tout à fait plausible et même attendue par les parties en présence ; mais elle s'est transformée petit à petit en éventualité plus qu'incertaine. Malheureusement, je suis resté ancré dans un non-sens total et n'ai pas évolué en même temps que sa décision. Je me suis confondu en épisodes plus tragiques les uns que les autres. Je refusais d'accepter cette réalité ridicule et dépourvue de toute logique. Dans cette histoire le bon sens s'est retrouvé enfoui sous une tonnes de décombres... des morceaux de bêtise, des résidus de maladresse et un énorme tas d'égoïsme.
Mais c'est bien connu, et je me le tiendrai pour dit, logique et bon sens n'existent pas en terme de sentiments. Les jolies paroles tendant à faire croire que l'on ne fera jamais de mal à la personne que l'on aime sont fausses. Elles ne sont que des formules lancées au hasard quand tout se passe bien, dans un élan d'amour que l'on croit vrai et sincère. Mais tout est faux. A la moindre difficulté on ne pense plus qu'à soi, tout ce qui compte est de vivre pleinement son nouveau bonheur.
Et je m'en veux de m'être perdu si longtemps.
Je m'en veux d'avoir cru qu'un passé commun pouvait compter, un tant soit peu. Mais maintenant je pense m'être (enfin) résigné. Le pincement au coeur est toujours là, et il demeurera présent sans doute encore un moment, mais il a moins d'impact. Et c'est tant mieux. C'est pas une vie de devoir gérer chaque jour qui passe en se disant qu'on est en train de passer à côté de la plus belle chose que l'on ait connue.

Je vais finir par croire ce que j'entends partout autour de moi depuis des semaines, je ne dois rien regretter. Au vu de la tournure des évènements, je ne perds rien. Je gagne peut-être même quelque chose grâce à ce changement radical.


Et puis de toute façon, "Adrien [...] c'était un bimbo, un faiseur." Alors à quoi bon être triste ?

samedi 26 septembre 2009

10# Qu'ils crèvent avec leur carapace

Les apparences sont parfois trompeuses.
Un sourire peut traduire un bonheur sincère mais aussi une gêne, un malaise ou encore une ironie naissante. Nous portons des masques qui à défaut de nous permettre d'aller bien, réussissent au moins à le faire croire. Les hystéries s'en trouvent annihilées, étouffées. Mais elles restent néanmoins présentes, au plus profond de nous.
Les masques ne peuvent pas être considérés comme de réelles solutions ; ils sont seulement des façades provisoires.
Mais les retirer n'est pas chose aisée. On se retrouve nu et sans défense, à la merci de la moindre émotion que l'on ne saurait alors plus cacher. Et souvent, montrer ses sentiments n'est pas la chose à faire. Il faut de la retenue, du recul. Alors la balance doit être la plus équilibrée possible... savoir se dévoiler tout en conservant une certaine intimité.

J'écris plus que je ne lis en ce moment. Pour remédier à cela j'ai acheté un livre vivement conseillé par une personne très... particulière pour moi ; Rien de grave, de Justine Lévy.


En espérant que cette lecture modifiera quelque peu ma façon de voir les évènement actuels, je vous claque une bise franche et sincère. J'en profite également pour vous remercier, vous qui me lisez, pour vos nombreux encouragements et avis positifs autour de ce blog.
Bien l'bonsoir.

jeudi 24 septembre 2009

9# Le bus 85

Valence. Lyon.
Montpellier ?
Après Hyères et Toulouse cet été, j'aurai fait le tour. Et je m'en retournerai à Paris, là où tout se joue ; ma vie, mes études, mon avenir.
Mais pour que tout se joue bien, il est important de savoir que dans ces endroits il y a des personnes solides, sincères, autrement dit des référents qui seront toujours là pour moi. La rentrée approche et par conséquent une projection vers une équation à plusieurs inconnues aussi. Je continuerai à voir les gens qui ont partagé ma vie l'an passé, certains d'entre eux en tout cas. Puis j'en rencontrerai de nouveaux ; Rémy aura d'ailleurs été un "ami commun" parfait...
Je suis curieux.
Curieux de voir comment tout va se former. L'alchimie entre une vie passée et un avenir en pointillés. Mais une chose est sûre, c'est le changement qui prédominera. Je serai plus réfléchi qu'auparavant, et oui c'est possible. Je ne m'en porterai que mieux.
J'ai réalisé pas mal de choses ces derniers jours, et notamment que face à la bêtise il ne sert à rien de s'acharner. Je m'en doutais déjà, mais ne pouvais m'empêcher pour autant de répondre aux attaques formulées à mon égard. Et on a beau expliquer clairement les choses, en arriver à devenir violent quand on sent qu'il n'y a plus d'autre moyen de faire comprendre ce que l'on veut dire, cela ne suffit pas. Lorsque l'interlocuteur d'en face est pourvu d'un courant d'air en lieu et place de toute capacité de réflexion, rien n'est possible.

Chacun sa vie.


Jouons les scènes de nos existences dans le théâtre de l'indifférence, c'est ainsi que la pièce sera la mieux interprétée.

lundi 21 septembre 2009

8# Nom commun

Une douleur lancinante, permanente et noire.
Elle jalonne chaque instant d'un quotidien dévasté. Au détour d'une pensée elle se fait plus pressante et entraîne la déchéance.
Une tristesse aigüe, continue et froide.
Nul ne pourrait s'en défaire dans pareille situation. Son impact est sournois, sa force immense ; le temps ne peut en venir à bout.
Une haine viscérale, diffuse et crue.
Se sentir oublié rend mauvais. Les défenses tombent, la vulnérabilité est reine et c'est alors que la colère entre en scène.

Passer de l'état d'être aimé à celui de personne banale, quelconque et sans aucune particularité, est tout bonnement insurmontable. L'écrasante solitude et le manque se jouent de la moindre volonté de faire face.
Le bonheur affiché de l'autre côté quant à lui est comme un poids supplémentaire ; plombant un peu plus une vie devenue usante, et sans perspective positive à court voire moyen terme.


Je cherche l'issue, encore et toujours. Sans jamais atteindre la prise de conscience salvatrice.
L'indifférence est trop lourde à supporter.

jeudi 17 septembre 2009

7# Dead Teddy bear

J'arrive à la fin d'un cycle.
Cet été 2009 représente la pire période de ma vie jusqu'à présent. Je n'ai profité de rien, ou seulement à moitié. Il n'y a eu que de trop rares moments vécus pleinement. A l'aube d'une nouvelle rentrée, j'espère retrouver quelque chose de positif, enfin. Tout ça n'a que trop duré. J'ai atteint mes limites, je les ai même (trop) souvent dépassées. Je veux seulement que le vent tourne en ma faveur pour une fois. Je ne suis pas plus bête ou méchant qu'un autre et je ne vois pas pour quelle obscure raison le sort continuerait à s'acharner de la sorte sur moi.
Pourquoi ceux qui se foutent de tout s'en sortent à chaque fois ? pourquoi ils obtiennent constamment ce qu'ils veulent ? et pourquoi ceux qui accordent de l'importance aux choses, ceux qui s'investissent de toutes leurs forces, se retrouvent démunis et bafoués...
Je n'arriverai de toute façon jamais à comprendre ce qui se passe depuis toutes ces semaines. C'est inutile. Strictement personne ne saurait me donner une explication plausible pour justifier ou donner un quelconque crédit à la situation. Tout s'est enchaîné de la pire des manières. Arrivé à un certain stade il faut se dire qu'il n'est pas possible de tomber plus bas. Sauf que j'ai cru atteindre ce stade une bonne demi-douzaine de fois au moins ; pensant que ça ne pourrait aller que mieux, mais me méprenant à chaque fois. Je me demande bien ce que ce sera la prochaine fois... je ne peux m'attendre qu'au pire. Je suis de nature pessimiste et aborde souvent les choses importantes en me disant que l'issue sera négative, pour être le moins déçu possible. Mais là, je suis complètement dépassé, et j'ai beau imaginer le pire ce n'est rien à côté de ce qui se passe réellement.

Il va falloir revoir mon approche, penser à autre chose. Ca semble si simple dit comme ça.


En tout cas je remercie Muse de tout mon coeur, pour tout en général mais particulièrement aujourd'hui pour leur clip. Je ne vois plus du tout les nounours de la même façon maintenant, et ce sera plus facile comme ça.

mercredi 16 septembre 2009

6# Un ton au-dessus

Le temps est aux règlements de compte. Une façon de mettre les différends de chacun sur la table.
Au départ je n'ai pas voulu d'explication directe, me contentant d'une indifférence totale. C'était ce que l'on me conseillait, et c'était de toute façon ma décision personnelle première. Mais lorsque l'on m'attaque, je réponds... c'est aussi simple que cela. D'autant plus quand l'attaque est grossière, ridicule, et faite dans l'unique but de se rendre intéressant et de me mettre en porte-à-faux vis-à-vis de personnes qui comptent pour moi. Puis si cela peut éviter d'autres moyens de communication plus extrêmes ce sera sans doute bénéfique.
Et c'est ce qui s'est passé.
J'ai souvent eu l'impression d'avoir enfin tourné la page, mais ce n'était que des impressions ; à chaque fois j'apprenais quelque chose de nouveau qui me faisait retomber. Aujourd'hui je sais pertinemment qu'il est inutile de s'acharner. Des choix ont été faits, je les trouve malheureux, mais ils sont ce qu'ils sont et je n'y peux rien. Et rien, mais vraiment absolument rien, ne vaut la peine de souffrir à ce point. Cette explication m'a permis de le comprendre ; je suis à des kilomètres de ce caractère et je ne devrais même plus m'en préoccuper. Il n'y a rien de bon à en tirer, c'est désormais une certitude.

Il est temps de penser à soi et de laisser l'égoïsme s'exprimer un peu. Une fois n'est pas coutume, et je me porterai bien mieux.


"You may be a sinner but your innocence is mine."

5# Exogenesis ©

On ne décide de rien au fond. On dépend toujours des personnes qui nous entourent.
La vie n'est qu'affaire de rencontres ; bonnes ou mauvaises, voulues ou inattendues. Personne ne vit seul. Le comportement de chacun d'entre nous est défini par ce que l'on veut laisser paraitre aux yeux des autres. Certains rêveurs ou donneurs de leçons vous diront que non, et que peu importe la situation donnée, ils n'agissent et n'agiront qu'en leur âme et conscience en n'accordant que peu ou pas d'importance aux quand dira-t-on.
C'est faux évidemment.
Même s'il est vrai que certaines personnes font tout pour décider de leur vie sans penser aux avis extérieurs, elles se retrouvent tôt ou tard confrontées à la réalité. Cette réalité qui les obligent à s'adapter à une norme, à des conventions reconnues de tous.
Personnellement, je me suis beaucoup trop attaché à ces avis extérieurs dans ma vie. J'ai toujours agi en fonction des autres, sans m'écouter réellement.
Cela doit changer.
Surtout si je veux me sortir du bourbier dans lequel je me trouve en ce moment. Bien sûr ça ne se fera pas du jour ou lendemain, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai tant de mal à tourner la page. Je reste encore bien trop attaché à l'image que je veux renvoyer.

La force de persuasion est un trait de caractère que l'on m'a parfois reconnu, il est bien dommage que je n'arrive pas à me l'appliquer à moi-même. Tout serait beaucoup plus facile.


[...]



Je dois garder la tête haute, et laisser les fous crier en-dessous.

dimanche 13 septembre 2009

4# Paradoxe

Les sentiments se percutent à une vitesse assez incroyable. Tous aussi contradictoires les uns que les autres. La plupart du temps teintés de frustration et de regrets, ils dessinent parfois les traits d'un renouveau naissant. Mais trop fragile.
C'est une sensation troublante, surprenante, et ce, même si on la ressent presque tous les jours depuis un certain temps. On demeure étonné de constater qu'une image dévastatrice peut venir s'inscrire d'un seul coup dans notre tête alors qu'on ne pensait à rien de négatif jusque-là. Le tout est de réussir à faire le tri dans tout cela.
C'est là tout le problème qui se pose à moi.
Parvenir à ne plus penser à ce qui blesse, car c'est un mal aussi bien moral que physique ; la boule au ventre, les larmes aux yeux, tout y passe. J'imagine les scènes les plus glauques possibles, souvent inconsciemment... comme par réflexe. A cela viennent se mêler les souvenirs d'une époque meilleure qui ne sera malheureusement plus. Et ce cocktail malsain m'ôte toute force de réflexion et d'action, on en revient alors à l'entité hybride évoquée précédemment.

Il faut entrer en combat avec soi-même pour pouvoir éluder cette source de douleur. C'est ce qu'il y a de plus difficile à faire, s'imposer une rigueur et s'y tenir. Les possibilités de retomber dans ses travers sont tellement nombreuses...


Mais c'est une vérité implacable. Recouvrir la personne que l'on a été avant, et se tourner vers une vie différente ; savant mélange d'authenticité et d'avenir.



Petit crochet musical.
The Dead Weather. Muse.
C'est un constat sans détour, Jack White est un génie. A l'Olympia sa prestation personnelle accompagnée de ses "petits" camarades devrait être une merveille.
Quant à Muse, il n'y pas de mots. J'envisage sincèrement de perdre la raison à Bercy.

samedi 12 septembre 2009

3# Et si j'allais voir ailleurs si j'y suis ?

Il faut savoir s'éloigner.
Partir un temps, pour mieux revenir. Le changement de contexte est la clé. Lorsque l'on s'embourbe dans des conflits à répétition, l'affrontement direct n'est pas la solution. Loin de là. Prendre de la distance, voir d'autres gens, s'accorder un certain confort émotionnel permettent de faire le vide.
Malheureusement cela ne correspond qu'à une théorie. La pratique diffère quelque peu.
Quand on arrive à faire abstraction on se sent mieux, bien sûr. Mais il est des moments où on a beau essayer, rien n'y fait, on garde en tête tout ce qui fait mal. Les gens autour de vous essaient de vous changer les idées, le fait de travailler permet parfois de ne plus penser aux à-côtés négatifs, mais la souffrance demeure présente malgré tout.
Je ne suis pas en train de me plaindre. Je sais que même si je ne suis pas au mieux de ma forme, tout n'est pas à jeter non plus. Des personnes sont avec moi ; certaines depuis toujours, d'autres représentent des amitiés qui se confirment un peu plus chaque jour. Ces gens me rassurent et me redonnent confiance en qui je suis réellement... car si tout ne dépendait que de moi, en ce moment je ne serais qu'un pauvre type qui se morfond dans sa petite chambre parisienne. Pathétique n'est-ce pas ?

"Il ne me reste qu'à" mettre définitivement de côté cette vision noire et fataliste de ma vie, pour me parer d'optimisme. Pas trop, mais un peu quand même.


J'aime bien écrire le samedi soir, quand tout le monde sort s'amuser. Je ne saurais pas expliquer pourquoi.

2# Faisons le point

Je m’étonnerai toujours. La complexité des évènements actuels m’a transformé en entité hybride totalement dénuée de sens critique, objectif ou moral. Force est de constater que je suis bien moins fort que je ne le pensais. Je ne déroge pas à la règle, face aux sentiments la normalité n’est plus.
C’est d’autant plus vrai lorsque les sentiments explosent, dans un sens comme dans l’autre, on se fourvoie complètement. Quand les choses vont bien, on perd en crédibilité puisqu’on ne voit plus le mal autour de nous. Tout est beau, seul son propre bonheur compte. Et arrive le moment où les choses prennent une toute autre direction. La déception amoureuse creuse un fossé encore plus profond entre réalité et réflexion personnelle. On s’aperçoit que le temps est passé, que beaucoup de personnes aussi sont passées. Seules quelques unes, les plus courageuses et sincères, ont su rester. D’autres représentent de nouvelles rencontres. Et tout ce microcosme doit se réorganiser ; il faut adopter une nouvelle façon de communiquer, s’adapter à la situation en place.
Je me retrouve seul avec moi-même. Elle est partie, définitivement. C’est sa décision. Une décision qui n’a cessé d’évoluer dans le temps. Je me suis perdu quelque part entre tristesse, mélancolie, et nostalgie. Ca fait beaucoup. En tout cas trop pour moi. Je n’ai pas su prendre le recul nécessaire, j’ai réagi à chaud comme un vulgaire crétin. Au fond je ne me suis jamais autant déçu.

Aujourd’hui je dois faire face et retrouver une forme certaine de sérénité, reprendre le contrôle. La difficulté réside en la permanence des sentiments, mais elle peut être maitrisée. J’en suis capable. Et le temps fera son œuvre, comme toujours.

C’était une étape de ma vie, heureuse et douloureuse à la fois.


Ceci est un petit texte que j'ai écrit il y a quelques semaines, et que j'ai réactualisé ce soir.

1# On va la jouer comme ça, m'voyez

Me voilà à créer un nouvel espace. Un espace de libre communication.
Et ouais.
A force de broyer du noir et de ruminer toujours les mêmes histoires, je m'enferme dans un cercle vicieux. Alors mieux vaut écrire les choses. Pour les évacuer définitivement. C'est le meilleur exutoire je pense. J'avais déjà un autre blog, créé il y a près de trois ans, il s'en est passé depuis... alors autant repartir sur quelque chose de nouveau. Laisser les souvenirs derrière soi, sans les effacer, mais en les occultant un peu tout de même.
On verra bien c'que ça donne.